28/11/2005

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit RADIO NOSTALGIE

L’AVIS DE Brice DEPASSE (Radio NOSTALGIE-http://lireestunplaisir.skynetblogs.be) /" La Belge Julie Guerlan publie au Grand Miroir une jolie et tendre histoire, celle d'une petite fille qui voudrait faire sa première communion. Mais les choses ne sont pas si simples dans le Bruxelles post '68. La petite fille raconte. Adorable, attachant et très bien écrit."

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit Daniel CHARNEUX (gensheureux.com)

L’AVIS DE Daniel CHARNEUX (www.gensheureux.com)(...)Du beau travail, vraiment. Le lecteur est happé par le livre et voyage de trouvaille en trouvaille, d'émotion en amusement, de pétillements d'yeux à serrements de coeur. Un roman? Oui, bien sûr, pourquoi pas. Mais d'abord un livre. Un vrai livre. Un témoignage ancré dans le réel et qui décolle du réel. Une tranche de vie exprimée dans un style. Julie Guerlan n'est pas de ces gens qui ont des choses à dire mais n'ont pas d'écriture, ni de ces artistes au beau style mais à l'imagination indigente. Elle raconte, et elle écrit, tout le temps. Et ça donne un vrai livre.Bien sûr, le récit a des côtés "Amélie Poulain", et l'on craint un moment que Julie Guerlan cède à la vague du joli à la Jeunet, avec la grand-mère concierge en tablier bleu, papa, maman, la petite soeur et le poisson rouge Boule d'Or. Et, bien sûr, la narratrice, petite fille merveilleuse qui rêve d'un mariage en blanc. Et puis non, Julie réussit à être elle-même, reconnaissable déjà, rien qu'en un livre, à cet amour de l'enluminure, du texte bref et ciselé, à la chute virevoltante, qui s'enchaîne aux suivants presque sans transition, en un chapelet de trouvailles où le jeu sur les mots est toujours au service du travail sur le fond.Sur la grand-mère concierge dont le tablier bleu semble toujours dire "j'arrive" : "Le tablier bleu j'arrive a la couleur triste de cette forme de mensonge qu'est la promesse jamais tenue. Il a l'usure d'une joie si longtemps attendue qu'elle nous arrive délavée, reprisée et délestée pour finir de toute la saveur du bonheur."Sur le papa joyeux, fou, violent, torturé : "Avec ses cils noirs et épais, papa a les yeux très doux d'un chien perdu qui aime le sucre."Sur la maman qui « fait son possible » : "Tu te trompes de tram comme tu te trompes de vie. Tu t'es trompée de mari et ton mari te trompe."L'enfant, là-dedans? Née par accident, il paraît. "(Un accident, c'est quand on roule en voiture et qu'on ne regarde pas devant soi sur l'autoroute. Alors on fonce dans une autre voiture, et il y a du sang et des blessés.)Papa dit que je suis vraiment mal tombée, parce que maman voulait un garçon, et que j'ai tout fichu par terre une deuxième fois en arrivant. Il dit que maman avait déjà trouvé un nom pour ce garçon : elle l'aurait appelé Oswald. Je suis bien plus qu'un accident. Je suis un sinistre total."Et l'enfant sinistré se débrouille, entre joie et souffrance, entre départ en vacances genre "guerre des boutons" et anniversaire gâché façon "Poil de Carotte". Et la petite fille hypersensible s'invente une mariée en voile blanc, un ami fidèle, un Dieu...Au fond, elle n'en veut pas vraiment à ses parents, qui la font souffrir, parfois, comme ils ont souffert : "j'étreins cette main qui m'a donné les coups qu'elle a reçus, parce qu'elle ne savait pas quoi en faire."La petite boule dans la gorge et la formule qui fait mouche, à chaque page ou presque. La petite fille qui n'a pas fait sa première communion a fait un beau premier roman. De quoi la consoler, sans doute..."

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit Myriam GOORIS

L’AVIS DE Myriam GOORIS (sur le site de “TROPISMES”)(...)Autre surprise de la rentrée : Julie Guerlan, une belge qui inaugure en fanfare le renouveau du Grand Miroir. Première communion raconte allégrement les années 60 vues par une gamine remuante depuis la loge de concierge où vit sa grand-mère. Une histoire rondement menée qui nous entraîne dans un Bruxelles surprenant (pour le lecteur d'aujourd'hui) mais authentique, poétique et très très drôle. Encore une lecture tonique. Une lecture qui change notre regard sur la ville et ces fabuleuses années 60-70."

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit " Vers l'Avenir"

L’AVIS DE “ VERS L’AVENIR “ (15-11-05)LES YEUX GRANDS OUVERTS.Raconté par une fillette bruxelloise à la fin des années 60, “Première Communion “ est l’un des romans les plus séduisants de cet automne./D’après Réjane Peigny, éditrice au “ Grand Miroir”, le manuscrit de Julie Guerlan traînait parmi d’autres sans avoir trouvé preneur. On comprend mal pourquoi, tant ce texte est de qualité. Sa jeune narratrice est née “ par accident “ de la rencontre lors d’un bal d’une Belge et d’un Français. Le père, ancien plombier qui rêvait d’être chanteur “ dans son pays”, suit aujourd’hui des cours du soir d’architecture. en affirmant que sa fille aînée n’est pas de lui, mais de l’amant de celle qu’il a été contraint d’épouser, une femme devenue boulimique “ qui a lu tous les livres de la bibliothèque” .Quand elle n’est pas à l’école, la fillette, qui a aussi une petite soeur, reste à la conciergerie chez sa grand-mère qui a connu “ la Guerre mondiale” et croit “ dur comme fer à des tas de choses qui ne sont pas vraies” .Cette existence pimentée par les présences fréquentes d’ Oncle Sigmund, un psy ramené à la maison par la maman pour résoudre ses problèmes de couple, est chamboulée par le déménagement de la famille dans un village flamand. Ses parents, “ qui ont décidé de faire mai 68”, s’y sont en effet installés afin de retrouver leurs “ vraies valeurs”, “un peu comme les animaux”.Première Communion enchante de bout en bout, tant son auteur a trouvé le ton juste pour rendre compte de la découverte, par sa jeune héroïne, d’un monde qui ne cesse de l’enthousiasmer même s’il est peuplé d’êtres aux comportements difficiles à décoder."Michel PAQUOT, dans " Vers l'Avenir".

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit " LE SOIR "

L’AVIS DU “ SOIR” (Les Livres du SOIR,16-09-05)“Papa est français, maman flamande, grand-mère aussi. Sigmund Freud entre dans la danse, de même que Dieu...Le roman d’une enfance belge d’après mai 68.Vue à hauteur d’une gamine qui sait : “ Je vois le monde comme un enfant voit le monde, c’est- à -dire qu’il n’y a rien entre le monde et moi pour m’empêcher de voir.” Une succession de saynètes cocasses et touchantes . Avec un ton, un regard.Attachant."

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit " LE VIF-L'EXPRESS"

LA PUISSANCE D’UNE PETITE VOIXpar Ariane Le Fort , écrivain,Prix Rossel 2003.C’est un cadeau, un trésor, une joie pure. Une petite fille raconte son morceau d’existence et la nôtre tout entière est dévoilée à chaque page de ce roman magique./C’est un premier roman écrit par une jeune bruxelloise, et il fait partie de ces textes qui vous donnent envie de vous asseoir sur un banc déjà pris et de dire à votre voisin que vous ne connaissez pas encore : écoutez un peu ça, c’est si joli que forcément vous allez sourire.“ La grand-mère n’aime pas ses jours.elle n’aime pas ses jours mais au coeur de chaque jour, il y a une petite lumière qui scintille pour elle.Cette lumière ne lui vient pas ciel, comme celle des catholiques. Cette lumière lui vient du fond de la terre : la grand-mère adore les patates.”Et si votre voison ne sourit pas et reste figé sur la messagerie de son portable, ça n’a pas la moindre importance. Une phrase sans doute ne suffit pas pour rendre justice au ton et à la force de ces pages. Alors vous choisissez plutôt d’offrir le roman tout entier à vos amis qui savent lire. Et vous vous réjouirez à l’idée qu’ils se laisseront à leur tour porter par la puissance de cette petite voix unique, qui raconte avec une impassibilité tout apparente sa maman, son papa,” la grand-mère”, Mai 68, Sigmund Freud, les toiles cirées dans les appartements de location de la mer du Nord, ses rapports particuliers avec Dieu et avec les Flamands.Dans une langue par instants poétique, par instants crue et drôle, elle n’oublie rien des idées folles qui traversent les enfants, des horreurs proférées par le père quand ses yeux brillent trop fort, des lubies inventées par la mère pour dissimuler des regrets étouffants. Et c’est presque sans qu’on s’en aperçoive que la gamine nous fait tout à coup glisser de l’autre côté, là où la vie est devenue insupportable.Mais,hop, très vite elle nous rattrape, nous remet debout.” Parfois,on grandit de l’âme avant de grandir des pieds.Olé “. Et c’est avec une joie intacte, comme si rien jamais ne s’était passé, qu’elle nous invite à poursuivre, à fêter Noël en famille, à danser avec l’un et s’empiffrer avec l’autre, en se réjouissant follement d’exister.Ariane Le Fort ( Vif-L’Express 23/09/05)