28/11/2005

REVUE DE PRESSE : ce qu'en dit " LE VIF-L'EXPRESS"

LA PUISSANCE D’UNE PETITE VOIXpar Ariane Le Fort , écrivain,Prix Rossel 2003.C’est un cadeau, un trésor, une joie pure. Une petite fille raconte son morceau d’existence et la nôtre tout entière est dévoilée à chaque page de ce roman magique./C’est un premier roman écrit par une jeune bruxelloise, et il fait partie de ces textes qui vous donnent envie de vous asseoir sur un banc déjà pris et de dire à votre voisin que vous ne connaissez pas encore : écoutez un peu ça, c’est si joli que forcément vous allez sourire.“ La grand-mère n’aime pas ses jours.elle n’aime pas ses jours mais au coeur de chaque jour, il y a une petite lumière qui scintille pour elle.Cette lumière ne lui vient pas ciel, comme celle des catholiques. Cette lumière lui vient du fond de la terre : la grand-mère adore les patates.”Et si votre voison ne sourit pas et reste figé sur la messagerie de son portable, ça n’a pas la moindre importance. Une phrase sans doute ne suffit pas pour rendre justice au ton et à la force de ces pages. Alors vous choisissez plutôt d’offrir le roman tout entier à vos amis qui savent lire. Et vous vous réjouirez à l’idée qu’ils se laisseront à leur tour porter par la puissance de cette petite voix unique, qui raconte avec une impassibilité tout apparente sa maman, son papa,” la grand-mère”, Mai 68, Sigmund Freud, les toiles cirées dans les appartements de location de la mer du Nord, ses rapports particuliers avec Dieu et avec les Flamands.Dans une langue par instants poétique, par instants crue et drôle, elle n’oublie rien des idées folles qui traversent les enfants, des horreurs proférées par le père quand ses yeux brillent trop fort, des lubies inventées par la mère pour dissimuler des regrets étouffants. Et c’est presque sans qu’on s’en aperçoive que la gamine nous fait tout à coup glisser de l’autre côté, là où la vie est devenue insupportable.Mais,hop, très vite elle nous rattrape, nous remet debout.” Parfois,on grandit de l’âme avant de grandir des pieds.Olé “. Et c’est avec une joie intacte, comme si rien jamais ne s’était passé, qu’elle nous invite à poursuivre, à fêter Noël en famille, à danser avec l’un et s’empiffrer avec l’autre, en se réjouissant follement d’exister.Ariane Le Fort ( Vif-L’Express 23/09/05)

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