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| Nombreuses sont les questions des participants au PRIX DES LYCEENS.Je ne pourrai,hélas, même si c'est très chouette, me rendre dans toutes les classes de la Communauté Française!
Un petit clic suffit pour que je puisse désormais vous parler à tous, avec un petit film, de la naissance de "Première Communion". |
| PREMIERE COMMUNION - Le roman |
| "Parfois, on grandit de l’âme avant de grandir des pieds. Olé." Dans une Belgique d’après mai soixante-huit, une petite fille « changeante comme une météo » renifle son monde. Et toute enfance, entre deux sucreries, a ses trous au coeur : maman qui sait tout est immense comme une déesse, mais pourquoi son sourire s’écaille-t-il si souvent jusqu’aux larmes ? Papa est un farceur qui lui apprend des chansons cochonnes, mais pourquoi a-t-il parfois des étincelles sombres dans les yeux ? Pourquoi la grand-mère maniaque, avec son eau de Javel et son oeil de patate dans le cerveau, extermine-t-elle comme des microbes les mondes imaginaires et les pensées magiques de l’enfance ? Et, surtout, pourquoi Dieu s’invite-t-Il dans les rêves d’une enfant dont la famille n’est pas croyante ? Par son regard aigu, son envie de comprendre, de donner un sens à sa vie, la narratrice transforme l’illusoire simplicité de l’enfance en autant de questions essentielles : comment devenir soi ? Est-on responsable du bonheur de sa famille ? Sait-on comment faire sourire sa mère ? Et comment faire quand on souhaite mourir, mais qu’on a quand même envie de pudding au chocolat pour quatre heures ? |
| PRIX LAURENT DEGRAEVE 2005 |
| Le Prix Laurent DEGRAEVE, créé en hommage à feu Laurent Degraeve (Prix Rossel) a été attribué par le jury du prix pour sa deuxième édition, à Julie Guerlan pour "Première Communion".(octobre 2005) |
| Comme un enfant voit le monde... (Extrait) |
| (...)Je vois le monde comme un enfant voit le monde, c'est à dire qu'il n'y a rien entre le monde et moi pour m'empêcher de voir. Pas comme maman et la grand-mère, qui voient le monde en tout petit à cause de leurs lunettes. Mon chat Gaston, c'est différent, parce qu'il a les pupilles verticales, alors que pour nous le monde est rond. Boule d'Or, mon poisson rouge, a un œil de chaque côté de la tête, comme les pigeons. (...) Boule d'Or voit des mondes mélangés au travers du verre épais de son bocal qui déforme tout, pire que des lunettes. A cause de l'eau qui entre dans sa bouche chaque fois qu'il veut parler, Boule d'Or ne peut rien dire, et je ne saurai jamais ce qu'il pense du monde. (...) |
| Grandir (extrait) |
| (...)La fenêtre de la salle à manger donne sur la rue de l'école. Tous les matins, les mongoles passent en rang par deux, vêtues de l'uniforme austère des écoles catholiques. (Je me demande à quel âge on devient mongol, et combien de temps ça dure. Je me demande aussi très souvent à quel âge on grandit une fois pour toutes pour devenir une vraie grande personne, et si ça commence par les bras, les jambes ou bien la tête. S'il faut choisir, j'espère grandir d'abord par les jambes, mais pas trop vite pour ne pas tomber de vertige.) Tant que je n'ai pas grandi des jambes, je dois monter sur une chaise pour pouvoir regarder par la fenêtre." (...) |
| Maman, la magicienne (extrait) |
| (...)Maman est une magicienne : elle peut transformer les œufs en neige et la neige en meringue, faire des fleurs avec la chantilly, et même de la mousse avec du chocolat. Elle seule peut approcher le feu de la cuisinière à gaz : elle l'allume dans un éclair, puis doucement elle le calme en tournant le bouton. Parfois, elle le ravive en pleine cuisson pour que le dîner soit prêt plus vite. Le feu obéit à maman et il ne la brûle jamais. Les allumettes craquent entre ses doigts sans faire d'incendie, et ses mains volent avec allégresse, pareilles à deux oiseaux au plumage de feu. Maman sait faire à manger car elle connaît chaque fruit et chaque légume, et leur chair, et comment ils poussent dans la terre. Maman connaît la Terre comme si elle avait fait le tour du monde. Elle sait ce qui est bon et ce qui est mauvais, et elle connaît aussi ce qui est dangereux, comme les champignons rouges à pois blancs qui tuent si on met les doigts en bouche après les avoir touchés, ou comme le chocolat. Maman ne mange jamais un carré de chocolat sans répéter tout bas la prière de Gayelord Hauser : « une minute dans la bouche, une heure dans l'estomac, dix ans sur les hanches. » Maman m'a expliqué que c'est une prière pour arriver un jour à ne plus manger de sucre du tout. Quand elle cuisine, on l'entend fouiller dans les armoires en récitant des chapelets entiers de cette prière. (...) |
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| Le blog de Julie Guerlan qui a publié son premier roman "Première Communion" au " Grand Miroir" (Editions Luc Pire)/Thèmes : le regard neuf du début d'une vie,l'enfance avec ses joies et ses blessures, la transgénéalogie,Bruxelles fin des années soixante... / Petite biographie,extraits,revue de presse,etc.../ NOUVEAU :REGARDEZ JULIE PARLER DE SON LIVRE sur YOUTUBE (http://www.youtube.com/watch?v=9egpYStBjFo) ou cliquez simplement sur le logo YOUTUBE ci-contre pour voir le MINI-FILM VIDEO (7').
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12-01-2007 |
Foire du Livre 2007 |
Un petit message pour ceux et celles qui souhaiteraient une dédicace: c'est avec beaucoup de plaisir que je vous rencontrerai à la Foire du Livre, le samedi 3 mars à 15 heures, sur le stand des éditions Luc Pire/Le Grand Miroir...
12-01-2007, 19:06:04
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Présentation de "Première communion" dans le cadre du Prix des lycéens. |
En réponse à de nombreuses questions, voici une petite présentation de ce livre qui n'est pas classique dans sa forme, en ce sens que l'on n'a pas affaire à une histoire comprenant une intrigue et un dénouement. Voici quelques pistes qui, je l'espère, faciliteront votre lecture !
12-01-2007, 18:53:40
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1. L'enfance. |
« Première communion » est avant tout une immersion dans l'univers d'une petite fille (même si je me suis quelquefois « tenue derrière elle » avec des mots d'adulte pour éviter l'effet « verbiage ».) Quelquefois, elle nous livre elle-même des anecdotes, quelquefois il s'agit d'une incursion de type quasiment « documentaire » dans ses pensées intimes.L'enfance est le repaire de sensations extrêmes. On voit par exemple l'émerveillement de la petite fille devant la boîte à couture de sa grand-mère, qui lui apparaît comme un vrai petit théâtre d'où les fils multicolores, les craies et le mètre-ruban surgissent comme autant d'acteurs.Puis il y a aussi les peurs insensées de l'enfance. Par exemple, la narratrice cesse de respirer quand elle passe devant le sanatorium, de peur d'attraper la tuberculose. Elle a aussi peur de grandir, elle aimerait savoir comment ça va se passer, est-ce qu'elle va grandir de la tête d'abord, ou des bras, ou alors des jambes ? Est-ce que cela ne risque pas d'être monstrueux, est-ce qu'on va se moquer d'elle à l'école, combien de temps va durer sa nouvelle apparence ?Enfin, il y a la dimension créée par l'imaginaire de l'enfant. Ainsi, elle prête vie aux objets, elle écoute parler la boîte à couture et l'horloge, elle discute avec les fantômes du salon de coiffure vide de sa tante Marie et enfin elle s'invente un amoureux, Serge.En évoquant le regard encore neuf des premières années d'une vie, en évoquant le côté à la fois magique et effrayant de l'enfance, j'ai entrevu la possibilité d'inviter le lecteur à retrouver ses propres sensations d'enfance, celles que l'on efface souvent en grandissant, parce qu'on les trouve dérangeantes, ou qu'elles sont liées à des sentiments de peur insoutenables.Cette optique m'a immédiatement semblée très séduisante, car je ne me souvenais pas avoir lu ou entendu parler d'aucun ouvrage qui proposait vraiment d'emprunter ce chemin.
12-01-2007, 18:51:59
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2. Le choix de la narration. |
C'est pour cette raison que je me suis retrouvée face à un choix important dans la manière de mener la narration : soit je me servais du personnage pour créer une histoire, j'entrais dans la création d'une intrigue, et j'obtenais un roman dans le sens classique du terme.Mais n'était-ce pas là une trahison par rapport à cette petite fille que de la forcer à raconter une histoire dans sa suite logique, alors qu'en vérité, une enfant de cet âge a tendance à embrouiller les choses, à sauter du coq à l'âne, et à mélanger l'essentiel et l'accessoire et, surtout, n'a pas encore la capacité de construire son discours, ne fut-ce que dans sa chronologie…La seconde possibilité qu'il me restait était donc celle-là : laisser s'installer ce désordre, cette réalité d'enfant, ne pas intervenir avec ma raison d'adulte, cette raison qui veut que tout soit organisé et géré de manière rationnelle.Cette approche était un peu risquée, et j'en avais pleinement conscience. Mais elle me permettait de conserver intacte la magie de cette enfant, et par là même de cette enfance.Après mûre réflexion, j'ai opté pour cette seconde voie.Ce que je veux ainsi clarifier, c'est que la décision de bousculer les règles du récit classique dans « Première communion » n'est pas un acte gratuit, et encore moins une négligence, mais qu'il correspond bien à un choix délibéré de ma part.Une de mes grandes joies, à la sortie du livre, fut d'ailleurs de constater l'accueil inattendu et parfois enthousiaste qui lui a été réservé dans les milieux des psychologues, où il a fait l'objet d'analyses car, selon certains, on y retrouve exactement le discours, la construction mentale et la logique d'une enfant de l'âge de celle de « Première communion ».En résumé, nombre de gens, en ouvrant un livre, s'attendent à ce qu'on leur raconte une histoire. Or je propose ici de s'ouvrir à un autre type d'expérience, au fait que le livre peut être un espace de liberté incroyable tant pour l'auteur que pour le lecteur, un espace d'expériences nouvelles, une manière différente de s'enrichir.Et c'est de cette manière toute simple que je vous invite à aborder « Première communion »…
12-01-2007, 18:50:32
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3. Les thèmes principaux de "Première communion". |
Le fait qu'il n'y ait pas d'action ou d'intrigue à proprement parler dans ce récit ne signifie pas qu'il ne s'y passe rien ! Ce qui s'y déroule procède d'une transformation du paysage intérieur du personnage.Les parents de la petite fille sont des gens qui, comme beaucoup, ont été blessés dans leur propre enfance, chacun au travers de son histoire personnelle. Ils ont tous deux souffert de la guerre et de ses horreurs, et, involontairement, comme c'est souvent le cas, ils transmettent leurs blessures à l'enfant. C'est ainsi que s'installe le thème de la transgénéalogie (ce que la petite fille appelle « son hérédité »), c'est à dire le paquet de croyances, de freins, de schémas répétitifs que nous transmettent nos parents, nos ancêtres.Bien sûr, les personnages de « Première communion » ne souffrent pas de pathologies graves : le père est un joyeux farceur, qui aime apprendre des chansons cochonnes et des grimaces à la petite, et pincer les fesses des copines dans les soirées entre amis. Mais parfois il boit un verre de trop, et parfois aussi il se fâche trop fort, des étincelles sombres apparaissent dans ses yeux, et des désirs de vengeance refont surface (vengeance par rapport à son enfance à lui, qui n'était pas harmonieuse, mais vengeance dont la gamine fera souvent les frais.)La mère quant à elle court derrière un idéal de minceur inaccessible, elle enchaîne des régimes alimentaires plus compliqués les uns que les autres, et qui échouent tous, car manger la rassure, manger comble le vide qu'elle a en elle et fait taire sa peur.Et puis il y a la grand-mère qui court derrière les microbes pour les exterminer avec de l'eau de Javel, et qui est sans doute devenue concierge d'un immeuble par amour du nettoyage compulsif.Tous sont vus par les yeux de l'enfant avec amour et humour, pourtant il est clair qu'au bout d'un moment sa colère monte (elle a envie de tuer sa famille). Elle trouve de plus en plus pesante cette « hérédité » qui se pose sur ses épaules comme une chape de plomb, et, de plus en plus, endosser le poids des ancêtres la fait vaciller. C'est alors qu'elle cherche à s'agripper à quelqu'un, à quelque chose. N'ayant pas autour d'elle de référent adulte positif, elle va tout simplement, en désespoir de cause, s'adresser à Dieu et l'appeler à son secours.Et Dieu s'invite dans les rêves de l'enfant, lui offrant une occasion de se relier à quelqu'un, d'avoir, dans le sens littéral du terme, une religion.
12-01-2007, 18:48:35
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4. Première communion... |
Et la voilà donc, cette « Première communion » que le titre nous promet !Il n'y aura pas de première communion officielle, vu l'athéisme des parents, qui interdisent à l'enfant de suivre le cours de religion.`Mais il y aura une première communion intime, vécue dans le seul secret de son cœur. Elle reçoit alors en une seule fois tout l'amour qu'il lui faut pour pouvoir laisser tomber sa colère par rapport à sa famille, et pour commencer à essayer de comprendre chacun, et de voir chacun avec les yeux du cœur. Elle fait l'expérience de la compassion, elle grandit. C'est cela, sa première communion : grandir de l'âme avant de grandir des pieds !
12-01-2007, 18:47:00
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5. En quelques mots... |
Pour résumer, en quelques mots, les thèmes de « Première communion » sont (entre autre) :-l'enfance/-la transgénéalogie (les blessures parentales dont on hérite)/-la compassion et le pardon (comment pardonner, et aussi : où et comment trouver laforce de conserver sa joie de vivre ?)/Bonne lecture ! Julie Guerlan
12-01-2007, 18:45:44
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| PETITE BIO |
| Julie Guerlan est venue à l'écriture comme elle est venue au monde, le 9 juin 1964 : sans comprendre pourquoi, ni comment ça se fait. S'est essayée, par pure passion, à diverses formes de narration, du conte à l'écriture théâtrale, en passant par la nouvelle. A touché à la mise en scène, au travail de la voix et du comédien, pour le plaisir de vivre les mots, de les sentir chacun au plus intime de leur souffle. A effectué dans la foulée des études de scénariste de cinéma à l'INSAS (Institut National des Arts du Spectacle). Petites prédilections : boire du thé brûlant, écouter la vie des gens, crever les petites bulles du papier bulle, regarder les labyrinthes de cartilage dans les oreilles du chat, parler avec les mains, marcher avec les pieds, savourer le silence… |
| Le monde (extrait ) |
| (...)Le monde, c'est une boule ronde qui tourne sur elle-même sans que personne ne s'en aperçoive. Même la grand-mère avec ses vertiges dit qu'elle ne se rend pas compte que le monde tourne. Le monde est fait de terre pour planter des légumes, et c'est aussi pour cela que l'on dit la Terre, à cause des patates, des carottes et des poireaux, et de tout ce que le monde nous donne à manger.(...) Je me demande qui a inventé le monde, et comment il a eu cette idée.(...) |
| La mariée (extrait) |
| (...)...)Plus tard, je serai mariée pour manger du gâteau tous les jours.Une mariée mange des gâteaux à la crème, des gâteaux plus grands que tous ceux de la pâtisserie empilés l'un sur l'autre. Après quoi on l'applaudit. Elle reste toujours mince, malgré les gâteaux et la crème, fine brindille légère comme une plume, abeille à la taille de guêpe, future Reine splendide dans sa corolle de lys. (... |
| Majorette (extrait) |
| (...)Quand je serai grande, je ferai majorette pour de vrai.Papa ne me croit pas quand je lui dis que je ferai ça, plus tard. Quand je lui demande ce qu'il croit que je deviendrai, papa dit que je deviendrai sûrement une emmerdeuse, comme ma mère. Et quand je demande si ce n'est pas possible que je devienne autre chose, papa répond que ça l'étonnerait bien, parce qu'il ne voit vraiment pas comment je ferais. En attendant, papa m'apprend à loucher en fixant mon index et en l'approchant doucement de mon nez. Il m'apprend aussi tous les vilains mots qu'il connaît, parce qu'il dit que ce serait bête que, plus tard, je devienne aussi coincée que ma mère.(...)
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| Pour Maman,une vraie vie (extrait) |
| (...)Toi qui m'as donné la vie et le jour, tu dis qu'un enfant ne peut rien entendre à la vie ni aux jours. Tu ne crois pas non plus ce que le vent te souffle à l'oreille. Le soleil t'aveugle et tu baisses les stores. La pluie t'ennuie, tu fronces les sourcils et tu remontes le col de ton imperméable. Tu ne crois pas manquer à la vie, et tu ignores que la vie te manque. Et tu appelles vie la poussière sur les carreaux, vie tes heures de bureau et ta migraine. Vie la note de gaz, le gaz qui fuit et l'allumette qui fait défaut. Vie le linge qui trempe dans l'eau, et l'eau grise de la lessive. Vie le jour qui se perd, le rhume qui dort dans le courant d'air, et le peigne aux dents cassées. Et lorsque je t'apporte un peu de la vraie vie capturée entre mes mains - un insecte et son vol retenu, une fleur et ses effluves capturées, un éclat de rire - tu te fâches parce que je suis encore dans tes pieds à te voler ton temps et à te casser les oreilles. Et, en soupirant que tu en as marre, tu m'envoies dans mon lit. Pour ne plus te casser les oreilles, j'invente la vie qui ne fait pas de bruit, la vie qui retient son cri et murmure son émoi. (...) |
| Peur d'enfance (extrait) |
| ...)Lorsque je passe devant le sanatorium, je cesse de respirer pour ne pas attraper la tuberculose.(...) |
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